La Sécurité cognitive, un renfort supplémentaire pour la cybersécurité

Une "zone de flou" sujette aux cyberattaques
Alors que la cybersécurité s’est vu s’offrir un nouveau souffle grâce au Big Data et au Machine Learning, on observe néanmoins une sorte de zone de flou et de danger. En effet, la Big Data et le Machine Learning ont révolutionnés la cybersécurité puisqu’ils permettent l’identification d’agissements suspects et d’anomalies grâce aux facteurs comportementales (personnes, réseaux, sites, plateformes, systèmes…). Cependant, ces techniques sont utilisées pour agir sur des données structurées, c’est-à-dire les données écrites permettant aux moteurs de recherche de les comprendre provenant notamment des flux de données. Cette « zone de flou » correspond au fait que chaque jour près de 3 milliards d’octets de données sont créés et que 80% de ces dernières correspondent à des données non-structurées. Ce qu’on considère comme des données non-structurées sont en réalité tous les langages naturels : écrit, parlé, visuel. Toutes ces données sont très présentes sur les moteurs de recherche du fait des réseaux sociaux, journaux, blogs, texte en PDF… De plus, ces données sont pour la plupart mis à jour des milliers voir des millions de fois par semaine avec notamment l’exemple des réseaux sociaux. De ce fait, la Big Data et le Machine Learning ne peuvent pas grands choses face à ces montagnes de données dont l’analyse est impossible.
IBM, le pionnier de cette nouvelle technologie
Une nouvelle technologie est alors apparue : la sécurité cognitive. En effet, cette technologie tout droit sortie des locaux d’IBM permet désormais d’exploiter à la fois les données structurées mais également celles non-structurées. La première sécurité cognitive du nom de Watson effectue un trajet assez simple pour l’exploitation des données dans le but de les sécuriser :

La sécurité cognitive, un bouclier quasi autonome
Ainsi, avec un cycle de compréhension assez simple et précis, une cyberattaque est vite détectable. D’ailleurs, la directrice de la sécurité chez IBM France Agnieszka Bruyère va même jusqu’à dire que cette technologie permet « de prendre les mesures de protection adaptées à chaque tentative d’attaques qui étaient invisibles auparavant » (les attaques étaient « invisibles » vis-à-vis des experts en cybersécurité et des intelligences artificielles). On voit ainsi que la sécurité cognitive a permis de sécuriser tous types de données ne devant pas être attaqué par autrui. De plus, cette technologie a un énorme avenir vu toutes les choses qu’elle peut faire avec en plus un minimum de perte. On peut ainsi parler de révolution contre la cybercriminalité.
BOUBEKRI Anass, étudiant en DUT Informatique.

