Avec l’avancée de l’intelligence artificielle dans le domaine de l’armement on peut se demander quel genre d’armes trouverons nous sur les champs de bataille de demain ?

A l’heure actuelle, les chercheurs et ingénieurs de l’armée se livrent une rude bataille pour créer de nouvelles armes dotées d’intelligence artificielle, et très peu d’entre nous le savent mais ces armes n’en sont pas seulement au stade de recherche, certaines ont déjà non seulement participé à des tests mais sont également d’ores et déjà sur le terrain. En effet, lors de nos recherches nous avons pu découvrir des armes telles que le SGR-A1, la Super aEgis II, l’Uran-9 ou THeMIS. Ces noms ne vous disent très probablement pas grand-chose mais ne vous en faites pas, nous allons vous les faire découvrir en détail.
Les tourelles
Le SGR-A1 de Samsung est un robot sentinelle équipée d’une mitrailleuse, d’un lance grenade et d’un système de reconnaissance d’intrus. Ce robot a la capacité de faire feu seul mais à l’heure actuel il n’est autorisé à tuer que sur ordre d’un humain et est situé en Corée démilitarisé depuis 2013.


Une autre tourelle automatique, Super aEgis II, peut discerner une forme humaine à 2 voire 3 kilomètres de distance, et ce aussi bien de jour que de nuit. Ce robot déployé lui aussi entre les deux Corées, à la possibilité d’identifier les explosifs, et son constructeur Sud-Coréen DoDAAM, travaille sans relâche afin de pouvoir proposer des mises à jour capable de différencier les alliés ou les ennemis à lui seul et ainsi pouvoir à terme prendre la décision de tirer.
Les tanks
En plus des tourelles, des tanks autonomes ont également été mis au point des deux côtes de l’Atlantique. Ils sont bien évidemment équipés de missiles et peuvent porter de lourdes charges. L’avantage est tel qu’ils peuvent suivre automatiquement les troupes et même les devancer sur le terrain afin de servir d’éclaireurs. D’après un porte-parole du fabricant Estonien Milrem « Ces engins rendront les chars obsolètes dans certains types de missions ».
Sur le site de Milrem on peut trouver une multitude de mini tanks THeMIS autonomes pouvant servir au transport d’objets, pouvant être équipé d’ADDER, de deFNder® (armes contrôlées à distance), de missiles Javelin, de détecteurs d’explosifs ou encore de drones.

On peut également mentionner le tank russe Uran-9 qui est équipé d’un canon automatique de 30 mm 2A72, d’une mitrailleuse automatique de calibre 7.62 ainsi que de plusieurs lanceurs de missiles antitanks Ataka 9M120.
Les drones
Enfin, comment parler d’armement intelligent sans évoquer les drones devenus incontournables ces dernières années aussi bien au niveau personnel, que professionnel, et bien sûr militaire. Ils sont capables de survoler et d’identifier des cibles de manière précise et ainsi les tuer. De plus en plus petits, ils pourront même se déplacer sous forme d’essaims et percer les défenses ennemies afin d’atteindre leur cible. Des tests de largage de drones surnommes « Perdrix » ont déjà été effectués notamment aux États Unis, depuis des drones de chasse. De plus, des simulations de combat de drones pilotés par des IA peuvent être réalisés afin d’imiter les combats réels, entrainer les drones et détecter les bugs et autres détails à améliorer.
Les armes dotées d'IA sont-elles (ou seront) capables de remplacer les armes actuelles voire les êtres humains ?
A l’heure actuelle ces nouvelles armes ne sont pas autorisées à agir de leur propre chef et les militaires ou les humains en général qui n’ont pas encore totalement confiance en celles-ci. De récents tests ont d’ores et déjà démontrer la supériorité de l’intelligence artificielle sur l’homme. Déjà en octobre 2015, l’US Air Force avait déjà opposée des pilotes expérimentés face à l’IA nommée Alpha lors d’une simulation et ont tous été vaincus. L’IA prévoyait leur mouvement et devançait leurs actions. Cependant, de nombreux spécialistes et militaires s’accordent à dire que l’IA reste limitée notamment sur sa vision du champ de bataille : "Son fonctionnement, basé sur les statistiques, permet d'obtenir des taux de réussite de 70 ou 80 %, notamment selon la finesse des bases de données, mais atteindre 100 % paraît illusoire", assure Raja Chatila, directeur de l'Institut des systèmes intelligents et de robotique (ISIR). En effet, l’IA est entraînée par l’homme et les experts ne pourront jamais imaginer et prévoir tous les cas et les apprendre à une machine ce qui la rend encore imparfaite et ne lui permet pas d’avoir une indépendance totale.
AYACHI Hassina, étudiante en DUT informatique.



